detenus politiques du fes- MAROC
30 avril, 2009

-Soutenez les prisonniers de la voie démocratique basiste- Maroc
Depuis les premières années de ce qu’on appelle « indépendance du Maroc », l’enseignement est considéré comme champs de conflit entre le régime politique et les masses populaires.
Depuis ; ce régime a visé de priver le peuple de son droit à l’enseignement sous le nom de « réformes » et n’a gardé du domaine que ce que lui permet de fournir des cadres pour son administration.
Ici, on ne peut pas parler de ces « réformes » et ses résultats dramatiques, mais on peut citer les plus connues, à savoir la « réforme universitaire » dans les années soixante dis, et la « charte nationale de l’éducation et de la formation » en 2000, qui a été approuvée par les partis appelés « forces démocratiques » représentés au gouvernement et au parlement. Les masses populaires qui ne croient pas à ces partis, ont rejeté les plans du régime par ces propres moyens dont le mouvement organisé par les étudiants dans les universités et les autres établissements scolaires. Et depuis le déclenchement de mouvement militant, notamment avec la révolte de 1965, le peuple marocain a présenté des sacrifices intéressants dont le symbole reste les martyrs marocains.
Et l’opposition intéressante à ces plans d’enseignement reste l’organisation syndicale « l’union nationale des étudiants du Maroc », dans la plupart des universités marocaines. Il est à noter que l’origine de la dynamique de cette organisation en plus du degré de la crise du secteur, est la présence des militants de la « voie démocratique basiste » (mouvement marxiste-léniniste).
Pour ceux qui ne connaissent la V.D.B ; c’est un courant politique s’inspirant de l’idéologie et de la politique du « front uni des étudiants progressistes » qui existait dans les années 1970 en université marocaine. Il défend le slogan « pour un enseignement populaire, démocratique, scientifique et uni » qui s’inscrit dans sa stratégie révolutionnaire. Et depuis des années, il a pu diriger le mouvement militant en université marocaine avec un courage notable devant les forces du régime, l’obscurantisme islamiste et le chauvinisme amazigh, et défend l’accès gratuit à l’enseignement du peuple marocain qui vit dans grande majorité en pauvreté, et rejette les plans du régime qui visent sa privatisation.
Le dernier de ces plans est « la charte nationale de l’éducation et de la formation », qui à l’encontre des précédents concernent toutes les étapes de l’enseignement et non pas seulement l’universitaire, et le régime a pu intégrer toutes les forces politiques représentées au parlement dans sa publicité et son soutien.
L’apparition de ce plan est une reconnaissance indirecte de l’échec des « réformes universitaires », et un stade développé dans la préparation du secteur à la privatisation, et dans la détérioration de la qualité de l’enseignement public.
Cet état a poussé la majorité des étudiants en université marocaine à rejeter cette charte et organiser des manifestations pour arrêter son application. Cependant le régime politique, au lieu d’ouvrir la porte aux discussions, ne s’est pas tardé à utiliser toutes ses forces contre le mouvement estudiantine, ce qui a causé directement plusieurs martyrs (comme Moucif Maazouzi, et Hafid Bouabid…), plusieurs prisonniers des militants de l’union nationale des étudiants du Maroc UNEM, essentiellement de la voie démocratique basiste à Marrakech, Errachidia, Taza, Agadir, Meknès..etc, et plusieurs dégâts matériels pour les étudiants, ainsi que la transformation des zones universitaires dans les villes marocaines en zones militaires par la présence permanente de ses forces et leurs interventions répétitives durant toute l’année scolaire.
Les dernières années 1990, a commencé une suite des manifestations de l’université de Fès sous le titre « enseignement gratuit ou la mort », sous la direction de la voie démocratique basiste, et a connu une extension dans d’autres villes comme Taza et Marrakech. Et cette année, dans la ville de Fès, devant le rejet des revendications des étudiants depuis le début de l’année, l’UNEM dans la faculté de Droit a été obligé à faire appel à l’arrêt de suivi des cours. C’était un pas qui a réussi à 100% par la croyance des étudiants en leur union et la justesse de leurs droits. Et a été suivi par une grève de la faim de 48 heures à partir du 24.02.2009.
Devant ce succès, le régime politique n’acceptant pas des discussions sérieuses avec l’UNEM, autour du dossier de l’enseignement supérieur, a organisé ses forces venues de plusieurs villes pour la seule intervention qu’il maîtrise. Les groupes de ces forces ont entouré la faculté de Droit et toute l’université, et ont utilisé à leur entrée tous leurs moyens (chiens, bâtons… etc) à l’exception des balles, et ont massacré les étudiants dans les différentes facultés de la ville et la cité universitaire, dans un acte qui est qualifié « terrorisme d’état ». Après, ils ont amené avec eux 75 prisonniers étudiants dont les militants de la V.D.B, qui ont été sujets à la torture dans les commissariats de police. De ce nombre, il reste 10 prisonniers en attente de leur jugement le 21.04.2009 et deux sont suivis en état de liberté provisoire.
Ni le mouvement des étudiants dans cette université n’a arrêté, ni les militants prisonniers sont déchus. Ils ont tout de suite organisé le 02 et 03 Mars 2009 une grève de la faim dans la prison pour se regrouper, avoir le statut d’un prisonnier politique, et continuer à soutenir les demandes les demandes des étudiants. Et après, ils ont organisé une grève de la faim de dix jours depuis le 07 Mars 2009, suite à l’intervention forcée des gardiens de prison qui a causé le 06.03.2009 des dégâts et des casses de mains et jambes de ces militants.
Le régime ne s’est pas suffit de ce qui est passé, il a refait son intervention forcée dans l’université de Fès le 27.03.2009, avec un nouvelle liste de dégâts matériels et humains et une nouvelle liste de prisonniers.
C’est une histoire de lutte et de sang entre L’UNEM qui défend les intérêts du peuple en enseignement, et le régime dictature marocain qui défend les intérêts des grands capitalistes et de l’impérialisme.
Ce qu’on a cité, n’est qu’une partie des sacrifices des militants de la voie démocratique basiste, pour que tout le monde puisse y avoir une idée. Et on profite de l’occasion pour appeler tous les marxistes-léninistes et les démocrates à soutenir ces prisonniers politiques par tout moyen.
-Ecrit par un marxiste-léniniste marocain-
Ä La première liste des prisonniers de la V.D.B à Fès en attente du jugement le 21.04.2009:
Nom et prénom numéros d’immatriculation à la prison
Aasfouri Jamal 56882
Adli Mohammed 56883
Salah Mohammed 56884
Zardidi Mohammed 56885
Nadah Mohammed 56886
El amimi Mohammed 56887
Fetal Mohammed 56888
El kadiri Raji 56889
Boukhiri Khalid 56890
Hania Zakaria 56891
Ä La liste des prisonniers de la V.D.B à Marrakech détenus depuis 05.2008:
Nom et prénom
Boudkour zahra
Koutbi Jalal
Hssaine Nasser
Machdoufi youssef
Elalaoui youssef
Meftah Khalid
Zoubairi Redouane
Chouini Otmane
Edderbali Alaa
Jmili Mohamed
Essalmi Youness
Chouini Mourad
Aghrid Mansour
Elhafidi hafid
Errachidi Abdellah
Elidrissi Mohamed
Jeddi Mohamed elarbi
Elidrissi hicham
14 mars 2009 A Fès
Union Nationale des Etudiants du Maroc (UNEM)
Voie démocratique et basiste
Communiqué
L’université de Fès a connu des évènements d’une grande gravité. Les forces de répression, officielles et secrètes, ont investi les facultés de Droit et de Sciences le 23 février 2009, faisant plusieurs blessés et procédant à l’arrestation de plus de 75 militants de l’UNEM. Et, après des séries de tortures sauvages dans les postes de police, 10 étudiants ont été transférés à la prison de Ain Qadous.
Cela constitue la réponse du pouvoir aux luttes des étudiants pour des revendications partielles et à caractère purement défensif comme l’annulation de la note éliminatoire et le paiement des bourses des étudiants. Cette lutte a commencé depuis le début de l’année universitaire et s’est intensifiée en boycottant les examens dans les facultés de Droit et de Sciences. c’est le caractère populaire et la masse de la résistance étudiante à Fès et son esprit de lutte, puisque les militants de l’UNEM et les masses étudiantes sont décidés de continuer la mobilisation jusqu’à satisfaction des revendications légitimes, annonçant le boycott ouvert des cours à partir du 23 février 2009. Ce qui a engendré la crainte et la peur du régime existant on déclanchant une guerre pour l’éradication de la voie basiste et démocratique.
Par cette attaque contre les luttes des étudiants à Fès, le pouvoir a voulu faire subir une lourde défaite à un des principaux centres historiques de la lutte étudiante, massive et résistante. Cette attaque était préméditée et prévue, puisque précédée par un ensemble de déclarations visant l’UNEM et ses militants à Fès (communiqués de la présidence de l’université et ses larbins).
Cela n’est pas le sort de l’université de Fès seulement, car la militarisation de l’université, la mise en place d’un climat de peur dans l’université, l’investissement des locaux universitaires et l’arrestation des militants étudiants, sont devenus une réponse automatique à tout mouvement étudiant dans toute université et surtout dans les sites progressistes. Cela est le cas à Taza (arrestations), Marrakech (18 arrestations), 9 étudiants poursuivis à Agadir (dont 6 de nos camarades du courant des étudiants révolutionnaires).
Cela n’est pas le sort de l’université seulement, car la répression bourgeoise aveugle s’abat sur tous les sites de lutte ouvrières et populaires : les détenus de la révolte populaire de Ifni sont encore dans les prisons du régime.
L’Etat bourgeoise tente d’accélérer le rythme des attaques contre l’école et l’université publique en utilisant son « plan d’urgence » qui vise à faire adopter ce qui reste de la « charte nationale de l’éducation et de la formation » on accentuant la pression sur le reste des sites résistant. La répression est habituelle dans la réponse du pouvoir autocratique à toute lutte populaire et notamment étudiante, mais ce qui explique la violence sauvage et la réponse ininterrompue contre les luttes et les militants de l’UNEM est la volonté d’adopter au plus vite de la charte de casse de l’éducation. Le second élément qui explique ce degré de violence est la situation subjective des luttes des opprimés au Maroc en général et du mouvement étudiant en particulier.
Et, enfin, en tant que’au union natioanale des etudiants marocains
Enfin, nous affirmant en tend que militants de la voie basiste et démocratique ce qui suit ;
- Notre adhésion au marxisme léninisme.
- - nous saluant tous les femmes ouvrières et surtout les étudiantes a l’occasion de sa journée mondiale.
- - nous condamnant l’oppression et la sauvagerie exercée contre les mouvements populaires
- notre volonté à continuer la lutte jusqu’à la libération de tous les détenus politiques ;
- notre détermination à défendre le droit a l’enseignement ainsi que tous les acquis et de lutter contre la « charte national pour l’éducation et la formation » charte de privatisation de l’université marocaine.
Vive la Voie basiste et démocratique
Bas le régime sioniste au maroc.
A Fès le 08/03/2009
La prison locale de Fès
Communiqué a l’opinion public
Des dix détenus politiques Fès
La détention politique est une question de classe
En cohérence avec sa nature illégitime le régime existant au Maroc ne connaisse que le langage du sang , c’est ainsi il a adopté une approche répressif contre les manifestations populaires surtout que celle-ci souffre de plus en plus avec l’augmentation des prix des produits stratégiques et la privatisation de tout les secteurs économiques par ce régime avec l’applaudissement des partis dites réformistes ainsi que de la bureaucraties syndicales qui adoptent les slogans de ce régime comme « oubliant le passé » ou bien « équité et réconciliation » et surtout « la transition démocratique » avec tout ce que nécessite cet transition d’élimination de toutes formes de résistance a ses politiques ainsi que le renforcement de la dictature des classes dominantes.
Dans le même sens, le mouvement estudiantin en tend que catégorie non négligeable dans toute mouvement de libération nationale, n’a pas échappé a son tour de l’oppression et de la torture exercé par ce régime sur les étudiants et sur les membres de la voie basiste et démocratique qui conduit les combat et la résistance des étudiants pour la défense du droit a l’enseignement pour tous les marocains en exigeant un enseignement populaire démocratique et scientifique et unique. Voyant l’échec de ses projets face au front constitué des étudiants autour de la voie basiste et démocratique. Le régime a déclenché une guerre sans précédente contre les étudiants dans tous cite universitaires on employant toute l’arsenal de répression et de torture des étudiants aux différents prisons de notre chère pays pour faire passé son projet de privatisation de l’université marocaine et par conséquent l’exclusion des filles et fils du peuple marocain de l’université et l’atteinte au droit a l’enseignement.
Enfin, nous affirmant en tend que détenus politiques ainsi, que militants de la voie basiste et démocratique ce qui suit ;
- Notre adhésion au marxisme léninisme.
- - nous saluant tous les femmes ouvrières et surtout les étudiantes a l’occasion de sa journée mondiale.
- - nous condamnant l’oppression exercée et la sauvagerie exercée contre les mouvements populaires
- Nous demandant aux étudiants la poursuite des combats.
Communiqué des dix détenus politiques à la prison de Fès
Nom et prénom numéros d’immatriculation à la prison
Aasfouri Jamal 56882
Adli Mohammed 56883
Salah Mohammed 56884
Zardidi Mohammed 56885
Nadah Mohammed 56886
El amimi Mohammed 56887
Fetal Mohammed 56888
El kadiri Raji 56889
Boukhiri Khalid 56890
Hania Zakaria 56891